Anne Hélène Despois

Passionnée d’analyse musicale, d’orgue et d’histoire de la musique qu’elle apprend au Conservatoire National de Versailles, Anne-Hélène Despois enseigne la musicographie Braille à l’Institut National des jeunes Aveugles à Paris, puis à l’Ile de la Réunion.

Directrice de conservatoire de musique à 23 ans, elle développe l’établissement passant de 90 à 300 élèves & de 12 à 25 professeurs en 5 ans.

Elle ancre l’établissement dans le paysage réunionnais, le transforme en vrai lieu de vie, d’échanges et de travail, où les artistes de passage sont invités et ont plaisir à venir. La notoriété retrouvée, grâce à l’organisation de « moments musicaux » ou de « concerts promenades » permet à l’établissement de servir de fondement au Conservatoire national de région.

En établissant des ponts avec les autres cultures, en intégrant les autres musiques d’autres groupes de l’Ile, cette expérience de management lui forge ses valeurs humaines , et lui fait partager , avec mes amis du théâtre Talipot, des rêves conceptuels d’art et d’universalité. Son travail au conservatoire lui donne une opportunité exceptionnelle d’utiliser la musique comme outil de management, et source de motivation et de cohésion.

Rentrée en France, elle élève seule ses 3 enfants, et découvre le monde de l’entreprise en développent une agence d’intérim d’insertion. Coup de foudre : pour elle, c’est là qu’est l’action ! Elle retourne à l’université pour un D.U de Management et d’Administration des Entreprises puis un DE.S.S. Ressources Humaines.

Elle reçoit en cadeau par hasard pendant ses études un appareil photographique alors qu’elle lisait une littérature sur la crise des motivations et la perte de sens des salariés en entreprise. Tout naturellement, elle utilise son appareil en entreprise et effectue un travail photographique qui intègre le produit, les salariés au travail et les conditions de fabrication en en restituant les ambiances, les images, les couleurs et les gestes.

Par la révélation surprenante du résultat, elle sent qu’elle doit continuer dans les trois activités : l’entreprise, le management et la photographie.

Intégrée dans le groupe RHODIA, elle y occupe 4 postes en 4 ans : responsable RH travaillant sur les compétences et les métiers, puis responsable formation, puis responsable d’implication du personnel, enfin responsable communication interne & externe.

En plus de ses activités, elle est référencée pour alimenter la e-photothèque du groupe international au niveau mondial. Elle renforce sa passion pour l’analyse en étant auditeur qualité et surtout auditeur sécurité (l’une des rares femmes non techniques du groupe) dans un site Seveso II soucieux du Développement Durable,

Interpellée par l’invitation des organisations syndicales lui proposant de présenter son travail, elle continue sa réflexion sur le lien social à recréer en entreprise, et la pertinence de proposer l’esthétique comme outil de management et de cohésion.

Une restructuration lui donne l’opportunité de créer son activité qu’elle appelle « valoriseur pour laquelle elle fait un dépôt à l’INPI. Elle y dépose également son slogan qui est : « votre entreprise, une œuvre d’art ».

Photographe invitée depuis plusieurs années au concours international de Florange, Ahd expose en entreprises, en Musées, dans les écoles ou les universités. Par ailleurs, elle intervient lors de conférences ou est chargée de cours. Elle se consacre depuis plusieurs années à travailler et élaborer des solutions concrètes avec les entreprises pour renforcer la cohésion des équipes en utilisant l’esthétique comme outil. Très concrètement, elle propose et construit avec les entreprises des indicateurs de performances et d’évaluation de la cohésion..

Lauréate du Centre des Entreprises Et de l’Innovation Alsace en 2003, finaliste du PRIX de la Fondation Alsace en 2004, elle reçoit à Paris le Trophée national de la création d’entreprises en 2005.

« L’absurdité d’une vie susceptible de se terminer avant qu’on l’ait comprise ne dégage aucun homme du devoir de la vivre avec autant de générosité et de courage que possible » Peter Matthiessen, le léopard des neiges , p.131

 
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